Grâce à ses missions guidées par drone, ce chien des forces spéciales entre dans l’histoire avec une prestigieuse récompense décernée par la Centrale Canine
L’avènement des drones modifie sensiblement les tactiques militaires. Les soldats s’adaptent à cette évolution, y compris ceux à 4 pattes. Peyo en est le parfait exemple ; ce chien des forces spéciales de l’armée de l’air française est le premier à travailler en étroite collaboration avec un engin volant piloté à distance. Son statut de pionnier lui a valu d’être récompensé par la Centrale Canine.

Le mercredi 2 avril, la Société Centrale Canine a révélé les identités des lauréats des « Trophées des chiens héros 2025 ». Parmi les 24 canidés récompensés figure un Berger Belge Malinois de 7 ans et demi qui répond au nom de Peyo.
Il fait partie du CPA 20 (Commando Parachutiste de l'Air n° 20), une unité des forces spéciales de l’armée de l’air française. Il a été primé par la Centrale Canine dans la catégorie « Chien de recherche d’explosifs et d’armements ». Peyo est le tout premier chien militaire à avoir été formé au guidage par drone.
Si les chiens sont employés par les armées du monde entier depuis des siècles, l’arrivée des drones dans le domaine militaire est plus récent et non moins porteur de profonds changements. Peyo est véritablement acteur d’une nouvelle ère, caractérisée par la combinaison des formidables aptitudes canines et des possibilités offertes par les drones.
Formé à la recherche et à la détection d’explosifs, le Malinois avait déjà ajouté une corde à son arc en étant entraîné au guidage par laser. Il en compte désormais une de plus en étant guidé par drone. Il s’agit d’une méthode novatrice dont tous les détails n’ont pas été révélés par son maître, le sergent-chef Dorian, pour des raisons évidentes.
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« Il ne s’agissait pas simplement de lui apprendre à suivre un drone, mais de le guider jusqu’à un point précis, puis de lui permettre de travailler en totale autonomie une fois le drone mis en stationnaire », explique le sergent-chef Dorian auprès du Service d'information et de relations publiques de l'armée de l'air et de l'espace. Des propos relayés par Zone Militaire.
Cette approche permet au chien d’intervenir avec une autonomie accrue. Il peut ainsi partir en reconnaissance à des centaines de mètres de son groupe et de son maître, profitant par exemple de la distraction de la cible – comme un homme retranché – par le drone pour intervenir sur elle de manière plus efficace.
Quand le drone est en vol stationnaire, Peyo sait que c’est à lui de jouer
Peyo suit ensuite les directions données par son maître pour fouiller la zone à la recherche d’armes ou d’explosifs dissimulés ; à ce moment-là, le drone est en stationnaire, et le quadrupède sait que cela signifie que c’est à lui de jouer. S’il s’assied, cela indique qu’il a détecté un engin piégé ou de l’armement caché.
« Pour l’heure, l’ambition est de perfectionner cette technique pour une mise en œuvre opérationnelle et pour, peut-être, la décliner dans d’autres missions », en plus de celles de « la sécurisation des bases aériennes projetées [BAP] et l’ouverture de théâtres d’opérations », explique l’armée de l’Air et de l’Espace.
Un autre des lauréats des « Trophées des chiens héros 2025 » est Thor, un Labrador Retriever dont nous vous avions parlé en octobre 2024. Il s’était illustré en protégeant de l’hypothermie son maître Pierre-Albert Spaccesi Nuvoli, qui avait été victime d'une chute en pleine forêt sous des pluies torrentielles.
Thor a été récompensé dans la catégorie « Chien de famille ».

Par Kheireddine Ayari
Rédacteur web
Féru de sport et amoureux des chiens depuis sa tendre enfance, Kheireddine est arrivé dans la rédaction web en 2008 un peu par hasard, porté par son amour des mots. Ayant grandi aux côtés d’un Boxer nommé Ulysse et partagé 12 belles années de sa vie avec Kalash, croisée Berger Allemand, il est plus que ravi d’écrire sur le merveilleux univers des animaux de compagnie.
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